Accepter ce qui est et admettre ses erreurs

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Accepter ce qui est !

 

 

 

 

 

Principe étrange que de devoir accepter ce qui est. Surtout lorsque l’on nous a appris à nous défendre et à nous protéger. Bienheureusement, ce principe ne s’applique pas de manière constante ou alors, il ne signifie pas qu’on accepte toutes les situations passivement.

Accepter ce qui est, ne correspond pas du tout à une attitude fataliste où tout ce qui arrive doit être considéré comme étant la destinée. Celui qui accepte ce qui est, ne s’arrête pas en chemin, comme s’il se contentait d’accepter et puis, plus rien.

En fait, accepter ce qui est, c’est dans un premier temps reconnaître la réalité comme elle est au moment présent. Supposons qu’il s’agisse d’un exercice que l’on vous demande de faire. Juste un cours instant.

Que pensez-vous qu’il puisse se produire ?

Vous allez observer, identifier ce qui se passe, peut-être même le noter pour ne pas l’oublier. Vous allez ressentir des émotions plus ou moins fortes. Très vite, vous allez avoir envie d’exprimer ce qui se passe à l’intérieur de vous et de réagir. Mais, l’exercice ne vous y autorise pas.

C’est ici que l’exercice prend du sens. Ne pas être autorisé à réagir.

Ne pas réagir, ne veux pas dire rester inactif et sans réponse.

Ce qu’il faut, c’est identifier tous les aspects de la vie, les accepter comme ils arrivent, puis, au moment opportun, se donner les moyens de changer ce qui peut l’être ou s’adapter avec sagesse et discernement.

C’est souvent au cours de cette phase que les problèmes arrivent. Tous ceux qui n’ont pas accepté la réalité comme elle est, ne respectent pas non plus la vie et ne se s’occupent plus de savoir s’ils la dénaturent.

Ils ne savent rien faire d’autre que satisfaire leurs pulsions primaires. L’ego les a transformés au point d’en faire des êtres malveillants et parfois même diaboliques.

Accepter la réalité, c’est donc l’accueillir et après l’avoir intégré, nous adapter pour mieux la transformer, sans nuire à l’humanité, ni aux animaux, ni à la nature tout entière.

En fait, c’est une pratique qui nous apprend à nous responsabiliser. C’est tout l’art d’agir par la non-réaction. La réaction est primaire et elle obéit à l’instinct de survie, elle ne peut donc être mue par la sagesse et le désir de rendre le monde meilleur.

Admettons nos erreurs !

Admettre ses erreurs ne signifie pas que nous nous accordons de les commettre encore et encore. Bien que certains semblent croire qu’ils ne peuvent rien tirer de leurs erreurs, ils finissent par les reproduire « in vita eterna » au point de perdre tout discernement.

Les erreurs ne devraient être que des paliers dans notre existence, des sortes d’événements ponctuels capables de nous faire prendre conscience de quelque chose dans le seul but de nous faire croître et de progresser en tant qu’hommes et femmes accomplies.

Nous pouvons considérer une erreur, volontaire ou non, comme l’expérience nécessaire à notre compréhension. En effet, puisqu’on la nomme ainsi, elle ne pourrait avoir d’autres effets que de nous avertir.

Prenons l’exemple bien connu de l’enfant qui est attiré par la flamme étincelante d’une bougie. Il va éprouver, en la voyant, le besoin de la toucher. Sa beauté le subjugue. Elle est là qui danse devant ses yeux ébahis, virevoltants et teintés de jaunes, orange et rouges flamboyants. C’est pour un jeune enfant, une manifestation féérique que d’assister à ce miracle du feu. Il se sent comme envouté, complètement hypnotisé.

La flamme finit par dévorer sa proie.
On peut dire à l’enfant qui s’apprête à caresser la flamme que l’expérience va être douloureuse. On peut espérer que ce seul avertissement sera suffisant, mais en règle générale, un avertissement ne l’est jamais assez.

L’enfant préfère se brûler, même plus d’une fois. Pour qu’il comprenne que c’est bien de la flamme, donc du feu, que la douleur provient et non de son appréhension, il recommencera deux ou trois fois.

C’est au bout de cette expérience douloureuse qu’il comprendra que ce phénomène est bien réel.
Il lui aura fallu expérimenter lui-même pour apprendre que son acte est une erreur à ne pas reproduire.

Quant à l’erreur, elle lui aura permis de connaître l’utilité d’une bougie. Mais s’il est un peu poète, il lui reconnaitra bien plus que la lumière qu’elle dégage. Il saura toute la beauté qui accompagne le mouvement sensuel d’une flamme exposée à l’air libre.
Nous devrions être capables du même ressentiment des suites de nos erreurs. Elles nous feront très certainement souffrir, mais elles nous apprendront beaucoup sur l’existence. Avec un peu de chance, nous arriverons même à trouver quelque chose de beau de notre expérience.

 

Et vous comment considérez vous vos erreurs ?

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8 Commentaires

  1. Bonjour Enzo, bonjour vous toutes et tous,

    Oui comme une enfant j’ai touché la flamme plusieurs fois, et je me suis brûlée vivement.
    J’ai toujours et encore beaucoup de mal à accepter de l’avoir fait, à me pardonner, j’aurais aimé savoir avant de toucher, mais comment savoir comment soigner la brûlure si on ne s’est pas brûlé.
    Alors oui, le carcan judéo chrétien dans lequel j’ai été élevée, me donne beaucoup de difficultés à savoir me pardonner. Et pour autant souvent je me dis : ” Tu es déjà pardonnée, alors qui es tu pour te placer au dessus de Dieu en ne te pardonnant pas toi même?”.
    Comme je te l’ai écrit Enzo, je m’en veux beaucoup d’avoir fait ces erreurs, car les dommages n’ont pas touché que moi, et si j’avais “su” avant, j’aurais pu trouver des solutions pour moi et mes proches. Je ne peux m’empecher de penser que j’ai, par mes erreurs, impacté la vie d’autres personnes, et pas pour le meilleur pour l’instant.
    Toutefois, mes erreurs m’ont confronté à la souffrance et la solitude, physique et psychologiques. Sans cette souffrance et cette solitude, je ne me serai pas posé de questions sur moi, sur ma façon de fonctionner, sur la Vie et sur les “Autres”.
    Si je peux faire un constat rapide et raccourci, je dirai que mes plus grosses erreurs m’ont ouvert les yeux sur d’autres plus petites, que j’apprends à corriger celles-là, car je peux modifier certaines choses en moi : découvrir l’empathie, la patience, la persévérance, comment aimer les autres et parfois moi, comment ne pas toujours dramatiser er au contraire relacher en faisant confiance, lâcher prise sur le contrôle des situations et des personnes, et donc sur la peur, respecter la Vie et les Autres, ouvrir les yeux sur la beauté de la Vie, sur l’Amour qu’elle nous porte de mille et unes façons, et remercier pour cela. Alors, j’ai encore du chemin, même beaucoup de chemin, car ces erreurs, ces douleurs qu’elles génèrent, je me les porte en moi, dans mon coeur et ma gorge….réellement, physiquement…..elles génèrent beaucoup de colère……et cette phrase qui revient toujours : “si seulement j’avais su…….”…….oui, le chemin est long, mais j’essaie……parfois beaucoup……..parfois je suis fatiguée et je n’essaie plus…..
    Mais j’ai découvert avec ces erreurs, une facette de moi que je ne connaissais pas et qui s’appelait “Force”….j’ai découvert une facette des Autres……une facette de la Vie……tous les jours……chaque seconde…..lorsque le Chemin est commencé, il ne s’arrête jamais je crois……..
    Voilà Enzo……c’est ce qui sort de mon coeur (je me suis longtemps demandé si j’en avais un)……
    Bien de belles pensées vers vous toutes et tous……

    • Que tu es belle Sophie, quelle belle énergie tu nous transmet dans ce que tu ecris !

      Nous sommes là pour prendre conscience de nous même dans son ensemble et nous ne somme pas tout blanc ou tout noir, mais belle et bien un peu des deux.

      Ta culpabilité, voilà ce qui te fait souffrir…
      La paix en ton coeur tu dois rechercher.

      Entretenir la culpabilité est une façon de se poser en victime de ses propres erreurs et par ce fait de laisser entendre ; “ce n’est pas de ma faute, je ne savais pas”

      La voie est d’accepter d’être imparfait, accepter de faire des erreures pour apprendre et progresser.
      Le pardon est l’outil de celui qui avance en paix car il ou elle accepte le fait d’être responsable de ses actes de ses choix en fonction de sa connaissance et de sa conscience.

      Nous ne sommes ni meilleur, ni moins bon qu’un autre, nous sommes des enfant qui apprenons la vie.

      Le meilleur et le plus grand cadeau que l’on peut faire à ceux qu’on aime, c’est d’être celui qui gueri, celui qui progresse, celui qui apprend, celui qui pardonne, celui qui est porteur de paix et d’amour, de compréhension…

      Accepter d’être responsable de soi est la condition…

      En te souhaitant une fin d’année heureuse et un nouvel an lumineux pour ce nouveau cycle de l’an 2

      Namasté

  2. J’ai touché la flamme, vivement. Suite a une série de pertes d’êtres chers et d’épreuves j’ai dans cette tempête décidé de me tatouer le bras, j’étais paumée. J’avais juste besoin d’être aimée et soutenue. Je me retrouve aujourd’hui avec ce dessin sur ma peau. a vie, a vif. L’envie de pleurer chaque jours. J’étais belle, vivante, aujourd’hui je fais fuir les hommes. Je n’éprouve plus aucun désir envers moi même. Les gens détournent le regards quand ils me voient. Je n’en peux plus de vivre dans cette peau meurtrie par la vie. et de porter ces dessin inesthétiques sur mon corps.

    Comment l’accepter comment croire en la vie.

    • cultivez et nourrissez l’amour de soi

      Pardonnez-vous et acceptez une deuxième chance
      alors tout se mettra en oeuvre pour vous proposer ce renouveau
      soyez prêtes à vivre de grand bouleversement

      Pour trouver la lumière quand on est dans le noir, on cherche l’interrupteur, on se cogne contre les meubles et on à mal.
      Une fois allumé la lumière, on se souvient que tout à toujours été là…

  3. tout est dans l’expérience du vécu entier ,sans cela ,je ne peux apprendre pour en tirer les leçons !

  4. Il est difficile de se plaindre après avoir vu Nick, ils nous faut trouver des solutions pour nous-meme, et ensuite aider les autres en toute modestie

  5. Oui le découragement n’a pas sa place dans la vie de celui qui veut aller loin & réussir.
    On peut avoir des insucces, mais ne jamais baisser les bras.
    La devise: Pensé positivement / Agir / Réussite.

    Merci pour cette belle claque que j’ai reçu en plein.

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